« Expérimenter des opérations territoriales modèles, ambitieuses et innovantes dans leur méthodologie, qui seraient susceptibles d’activer le potentiel de massification et d’industrialisation de la rénovation (par exemple des opérations utilisant de nouvelles méthodes de ciblage) notamment pour la rénovation massive des bâtiments publics, tant du côté de la demande que de l’offre, en intervenant comme « faiseur de marché ». Ces initiatives pourront, entre autres, cibler les bâtiments scolaires qui souffrent souvent du morcellement de la propriété et de la gestion des bâtiments entre collectivités ».
La massification des rénovations des établissements éducatifs, objectif placé au cœur des engagements de l’État, ne peut pas se faire de manière optimale sans que les acteurs engagés disposent d’une connaissance commune du parc éducatif. L’accès à des informations sur l’état des établissements éducatifs et leurs environnements, véritable premier niveau de diagnostic de rénovation, est essentiel pour garantir la massification des opérations de rénovation, ceci au niveau des acteurs publics, engagés dans la création de politiques publiques pertinentes, comme au niveau des acteurs privés, qui ont besoin d’un ciblage pointu d’opérations pour optimiser leurs activités, ou bien associatifs, qui souhaitent connaitre l’état des établissements et les axes d’amélioration possibles.
augmentation des températures moyennes de 1955 à 2016
par décennie à Boulogne-sur-Mer
par décennie en moyenne dans la région
par décennie en moyenne à Dunkerque
L’urgence climatique a été déclarée par le Gouvernement qui a rehaussé son ambition, en fixant, au sein du Plan climat de juillet 2017, l’objectif d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050 à l’échelle du territoire national. Ce rehaussement correspond à une division des émissions de CO2 entre 1990 et 2050, non plus par un facteur quatre mais supérieur à six. La Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC) est donc en cours de révision pour intégrer cette ambition renforcée.
Face à la l’urgence climatique et au niveau de pollution dans de nombreux établissements scolaires en France, le Gouvernement décide, pour assurer le financement de la rénovation énergétique, et notamment dans le cadre du Plan de Rénovation Énergétique des Bâtiments d’avril 2018, d’allouer près de 9 milliards d’euros prévus dans le Grand Plan d’Investissement et 5 milliards d’euros dans le cadre du dispositif de certificats d’économies d’énergie (CEE).
Le programme a été pensé à l’aune des différentes recommandations du Plan Climat, du Plan de Rénovation Énergétique des Bâtiments, des recommandations de l’ADEME, du Rapport du groupe de travail « Rénovation énergétique des bâtiments éducatifs » de la Caisse des Dépôts et Consignations et du Plan Bâtiment Durable, mais aussi aux recommandations du rapport Villani sur l’intelligence artificielle.
Par le choix de la région Hauts-de-France comme premier terrain d’intervention, tRees met en place un plan de rénovation qui va profondément impliquer toute une région et surtout les jeunes, dans un vrai changement de modèle.
Le plan Climat-Air-Énergie de la Région vise à accélérer la Transition Énergétique et Écologique (TEE) du territoire régional, tout en amplifiant la Troisième Révolution Industrielle (TRI) (production et consommation responsables, performance énergétique des bâtiments, énergies renouvelables, mobilité décarbonée, ...), combinant adaptation au changement climatique, amélioration de la qualité de l’air, développement économique et création d’emplois.
En devenant pilotes du programme, les Hauts-de-France deviennent précurseurs dans la transition écologique et réalisent une avancée majeure pour le futur des générations d’élèves qui fréquentent ou fréquenteront leurs établissements scolaires.
tRees est avant tout un programme d’intérêt public qui implique un grand nombre d’acteurs : responsables d’établissements scolaires, collectivités, élus, entreprises, enseignants et élèves… Chacun trouvera sa place au sein du programme et contribuera à son niveau à cette transition tout en œuvrant à dynamiser l’économie locale.
9 300 ETP* locaux entre 2015 et 2015
*équivalent temps plein / source : ADEME
5 200 artisans RGE* recensés par Qualibat
**reconnus garants de l’environnement / source : Qualibat
150 millions de m² *
280 millions de m² **
Sources des chiffres :
Région académique Hauts-de-France en chiffres 2017-2018, Académies Amiens - Lille
Publication de l’observatoire climat Hauts-de-France, édition 2017